Passoire thermique à Orléans

Mis à jour : juin 2026

En bref

À Orléans, 8,8 % des logements diagnostiqués au DPE sont des passoires thermiques, classées F ou G, la note la plus défavorable de l'étiquette. C'est un taux élevé pour une préfecture de région, nourri par les faubourgs anciens et les maisons de ville à pans de bois du secteur sauvegardé. Vendre ou louer une passoire à Orléans se heurte à une décote et à un calendrier qui se resserre : la location d'un logement G est interdite depuis 2025, celle des F le sera en 2028, des E en 2034.

Vendre un tel bien impose en plus de fournir un audit énergétique. Isolation, menuiseries et chauffage permettent d'en sortir.

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F
6% (2 343)
G
2,9% (1 131)
Source : open data ADEME (DPE logements existants), commune d'Orléans (INSEE 45234), données au 18 juin 2026. Sur les 39 285 DPE réalisés depuis juillet 2021, les logements classés F ou G, les passoires thermiques, représentent 8,8 % du parc diagnostiqué.

Sur le marché orléanais, l'étiquette pèse sur le prix

Sur le marché orléanais, autour de 2 590 €/m², l'étiquette énergétique est devenue un argument de négociation à part entière. Un logement classé F ou G se vend plus lentement et plus bas : l'acquéreur intègre d'emblée le coût des travaux à venir et la contrainte de location. À la vente, la loi impose désormais de joindre un audit énergétique au dossier d'un bien classé F ou G, un document qui affiche noir sur blanc le budget de rénovation et pèse dans la négociation. Pour un propriétaire bailleur, l'enjeu est plus direct encore : une passoire quitte peu à peu le marché locatif. Le val de Loire ajoute sa part de complexité, car dans les faubourgs et le long des quais une partie du parc conjugue étiquette basse et zone inondable, deux points que l'acheteur orléanais examine ensemble. Mieux vaut donc connaître sa classe avant de fixer un prix.

Ce que révèle le parc diagnostiqué orléanais

Les données publiques de l'ADEME donnent la mesure du phénomène. Sur les 39 285 DPE réalisés à Orléans depuis juillet 2021, 2 343 logements ressortent en classe F (6 %) et 1 131 en classe G (2,9 %), soit 8,8 % de passoires. Le graphe ci-dessous isole ces deux dernières notes. C'est un taux élevé pour une préfecture de région, cohérent avec le profil du bâti : plus de la moitié du parc a été construit entre 1946 et 1990, et le cœur ancien aligne des maisons de ville à pans de bois du XVe siècle, aux murs fins et aux menuiseries souvent d'origine. En climat H1, où l'hiver est long, ces logements décrochent difficilement une bonne note. Ce panorama décrit les biens diagnostiqués, le plus souvent à l'occasion d'une vente ou d'une mise en location, et non l'ensemble du parc orléanais. Pour l'échelle complète des sept étiquettes, voir les classes du DPE à Orléans.

Les échéances qui ferment le marché locatif

La loi Climat et Résilience retire les passoires du marché locatif par paliers, selon leur classe. Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail ni d'un renouvellement. La classe F suivra le 1er janvier 2028, la classe E le 1er janvier 2034. Un bailleur orléanais qui détient un studio classé G dans un immeuble d'après-guerre, ou une petite maison de faubourg mal isolée, doit donc anticiper : sans travaux, le bien devient juridiquement impossible à relouer. À la vente, la contrainte est d'une autre nature mais tout aussi réelle, puisque céder un bien classé F ou G oblige à produire un audit énergétique en plus du DPE. Entre la décote, l'interdiction de louer et l'audit obligatoire, l'étiquette F ou G est devenue le premier sujet à régler avant toute transaction à Orléans.

Remonter la note sans dénaturer le bâti ancien

Faire remonter une passoire d'une ou deux classes passe par des gestes hiérarchisés : isolation des combles et des murs, remplacement des menuiseries, dépose d'un chauffage énergivore. Sur le bâti ancien orléanais, l'ordre des chantiers compte, et un obstacle est propre au centre : dans le périmètre du site patrimonial remarquable, l'architecte des Bâtiments de France encadre, et parfois refuse, l'isolation par l'extérieur. Impossible d'habiller une façade à pans de bois pour gagner deux classes d'un coup ; il faut alors se rabattre sur l'isolation intérieure, la toiture et le système de chauffage. C'est là qu'un audit énergétique prend tout son sens, car il trie les travaux réellement autorisés et les chiffre en deux scénarios. Côté financement, MaPrimeRénov' soutient ces rénovations, avec un coup de pouce pour la sortie du statut de passoire, et l'éco-prêt à taux zéro étale le reste à charge sans intérêts. Une fois les travaux réalisés, un nouveau DPE acte la classe gagnée.

Questions fréquentes

Combien de passoires thermiques compte Orléans ?

Sur les 39 285 DPE réalisés depuis juillet 2021, 2 343 logements sont classés F (6 %) et 1 131 en G (2,9 %), soit 8,8 % de passoires, d'après l'ADEME. Un taux élevé, porté par les faubourgs anciens et le bâti d'après-guerre.

Peut-on encore louer une passoire à Orléans ?

Un logement classé G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. La classe F suivra en 2028, la classe E en 2034. Sans travaux, le bien devient impossible à relouer légalement.

Faut-il un audit énergétique pour vendre une passoire à Orléans ?

Oui. Mettre en vente une maison ou un immeuble en monopropriété classé F ou G impose de joindre un audit énergétique au DPE. Il chiffre deux scénarios de travaux et sert de feuille de route à l'acheteur.

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